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www.Bamako-culture.org est magazine qui vise un meilleur rayonnement culturel de notre capitale. Bamako est un véritable carrefour de cultures mais comment s’y retrouver dans autant de trafic ? Comment localiser un lieu, un contact ? Etre au courant des événements ou des nouveaux produits culturels ? Comment en savoir plus sur des artistes maliens ? Etc. Ces pages se veulent non seulement une vitrine de créativités mais aussi une plate-forme d’échanges pour les acteurs culturels en faveur d’une dynamique de coopération. Notre magazine entend démontrer que la capitale du Mali est une ville de culture contemporaine et de traditions. Ses rubriques vont se développer et se dynamiser au fil des projets et des rencontres. Il ne tient qu’à vous de nous y rejoindre… |
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Musique |
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L’album “Gnoumandon” : Babani Koné rend hommage à tous les “Diatigui”
Depuis le 25 mars 2008, l’artiste Babani Koné dite Sirani a mis sur le marché discographique son 6 ème album intitulé “Gnoumadon”. En prélude à cette sortie, l’artiste a animé une conférence de presse au Centre international de conférence de Bamako pour présenter le dernier né de sa riche production discographique. “Gnoumadon” ou la reconnaissance du bien fait est un album composé de dix titres. L’album arrangé par Babani et produit par Sirani production, une maison qui appartient à l’artiste, a été enregistré dans deux studios maliens (Yellen et Bogolan) et mixé à Paris au studio G. Point. Dans cet album, Babani a décidé de reconquérir ses fans amoureux du style Djély traditionnel. “ Après mon album Yéléma, je n’ai pas été comprise par certains de mes fans. Pour eux, Babani ne veut plus chanter dans le registre des griottes. Or, je me considère comme griotte avant d’être artiste. Donc, Gnoumadon va rassurer tous mes fans”. C’est en ces termes que l’artiste qui n’est plus à présenter a introduit ses propos lors de la conférence de presse. Selon elle, comme le nom de l’album l’indique, cette oeuvre a été faite pour rendre hommage à tous ses “Djatigui” pour tous leurs bienfaits. “Et nous avons décidé de faire d’une pierre deux coups, en même temps que nous rendons hommage à nos Djatigui, nous allons à la reconquête de tous nos fans qui n’avaient pas aimé l’album Yéléma”, a-t-elle déclaré. Il y a trois ans, Babani Koné a surpris partenaires et adversaires avec la sortie de son album “Yéléma” ou changement. Comme le titre de l’album l’indique, l’artiste avait vraiment opéré une mutation dans son art. Dans une maîtrise exceptionnelle dont elle a seule le secret, la griotte native de la cité des Balazans, dans “Yéléma” avait réussi une transition musicale entre la tradition et la modernité. Mais, ce n’est que partie remise parce que l’artiste a précisé à la conférence de presse que le 7ème album, qui renouera sûrement avec le style de “Yéléma”, est fin prêt. En attendant cet album, elle a invité les maliens d’accepter l’album “Gnoumadon” qui va les réconcilier avec ce que le Mali a de bien dans les chansons de style des grandes griottes. Selon l’artiste, cet album fait appel à nos instruments traditionnels que sont : la Kora, le Ngoni, le balafon, le Djémbé et la guitare acoustique.
Celle qui fut la première artiste malienne à s’essayer au Zouk en 1998, avec son album Barika Marie Louise, prouve qu’elle a la capacité d’évoluer de la tradition vers le moderne et vice-versa. Adulée au Mali et dans plusieurs pays de la sous région, Babani Koné est aujourd’hui à la quête d’une reconnaissance sur le plan mondial, afin de développer de véritables échanges culturels. Mais, au rythme à laquelle évolue sa carrière, cela ne saurait tarder. Selon Massambou Wélé Diallo, chef du département musique au conservatoire multimédia Balla Fasséké, Babani, malgré son talent déjà salué par tous dispose de ressources artistiques, encore inexploitées. Sans être passée par l’Institut National des Arts (INA) du Mali, Babani Koné, à l’instar des grands artistes maliens, a fréquenté des écoles non moins prestigieuses : celle du mouvement des pionniers et celle des biennales artistiques et culturelles. C’est avec la sortie de son album “Sanou Djala” en 1997, chez Samassa Records, que le public malien aura la confirmation du talent de la jeune Babani Koné qui a pendant longtemps émerveillé les ségouviens. En 1998, dans une autoproduction, Babani mettait sur le marché l’album “Barika” Marie Louise, qui sera suivi deux ans après, en 2000, par “Djéliya” et par Yéléma, qui se vend encore comme un petit pain, malgré qu’il a plus de deux ans. Mais, engagée, Babani Koné n’a pas voulu se mettre à la marge de la lutte contre le Sida. En 2005, dans une autoproduction, elle a contribué à la lutte de façon significative en mettant sur le marché son album “Sida”, une invitation à la vigilance face au mal du siècle. Nous pouvons espérer que “Gnoumadon”, le dernier album de Babani Koné, aura le même succès que ses productions précédentes. Assane Koné Le Républicain du 27 mars 2008.
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