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- 02-09-2010
www.Bamako-culture.org est magazine qui vise un meilleur rayonnement culturel de notre capitale.
Bamako est un véritable carrefour de cultures mais comment s’y retrouver dans autant de trafic ?
Comment localiser un lieu, un contact ?
Etre au courant des événements ou des nouveaux produits culturels ?
Comment en savoir plus sur des artistes maliens ? Etc.
Ces pages se veulent non seulement une vitrine de créativités mais aussi une plate-forme d’échanges pour les acteurs culturels en faveur d’une dynamique de coopération.
Notre magazine entend démontrer que la capitale du Mali est une ville de culture contemporaine et de traditions.
Ses rubriques vont se développer et se dynamiser au fil des projets et des rencontres.
Il ne tient qu’à vous de nous y rejoindre…

 

Actualités

Biennale 2008 à Kayes : Sur fond de surenchère

« La biennale, c’est le seul moment où vous avez tout le Mali dans une même ville, la jeunesse de ce pays là. C’est le lieu de brassage culturel, d’intégration, de dialogue, d’échanges et d’interpénétration. C’est là où l’on trouve un pan entier de notre culture. C’est ainsi que l’on pourrait l’identifier, la préserver, la restaurer et la promouvoir » a dit le ministre de la Culture Mohamed Al Moctar. Toute une réalité. Pourtant !

La biennale qui s’organise à Kayes se prépare dans la surenchère, l’excessivité parce qu’en dehors de la retenue d’une somme sur les salaires, il est exigé aux voyageurs des cars de débourser 200 FCFA par personne comme taxe spéciale. Ensuite, elle s’organise sans la jeunesse car les scolaires et leur encadrement qui demeurent les acteurs principaux de cette fête culturelle ne seront en congé qu’à partir du 24 décembre 2008. Alors que la biennale débute le 20 décembre pour prendre fin le 30 décembre.

La biennale comme l’a dit le ministre dans les colonnes de notre confrère « L’Indépendant » doit être un moyen de développement économique et social. Pour ce fait, le Président ATT a pris le devant en offrant deux grandes salles de spectacle à la jeunesse de Kayes. Aussi, le gouvernement a décidé qu’elle soit une biennale artistique, culturelle, touristique et économique. Tout cela est beau et normal.

Cependant ce qui nous préoccupe est d’abord l’absence de la jeunesse lors de cette fête qui depuis plus d’un an se prépare minutieusement. Car, depuis plus d’un semestre, le département a détaché un conseiller spécial auprès du gouverneur pour la bonne préparation de cet événement. Malgré tout, tout laisse à désirer et le risque d’un échec n’est pas à écarter. Sinon, on se rappelle que le Colonel Mamadou Adama Diallo, gouverneur sortant s’était évertué à ce que toute la région ressente l’effet de cette biennale. Aujourd’hui, les populations sont déçues et dépassées par le problème de taxe spéciale.

Parce qu’elles estiment que les 200 FCFA ne sont pas à la portée de tous les citoyens. Pour preuve, nous avons été sidérés de constater que les forces de l’ordre bloquent tout un car pour qu’il retourne prendre le ticket spécial. Face à cette attitude désobligeante, certains notamment des élèves et étudiants n’ayant aucun franc avaient décidé de reporter leur voyage. N’eut été les bonnes volontés dans les cars, ils allaient retourner à la maison.

Alors qu’ils s’apprêtaient à regagner soit Bamako ou autres lieux pour l’ouverture des classes. C’est ainsi, Oumar Diallo s’est exprimé : « Je pense que la biennale est une opportunité pour Kayes de rattraper les autres villes du pays. Mais, à ce rythme, il risque d’être un échec total car s’il faut exiger le payement de 200 FCFA à n’importe qui après ces gros efforts fournis par l’Etat, les sociétés minières, les ressortissants maliens de France, nous ne savons pas où vont tout cet argent. Jusqu’à brigander les pauvres élèves pour 200 FCFA, j’ai peur pour mon pays ».

Alors, Monsieur le ministre Mohamed Al Moctar, ne pensez-vous pas que la contribution doit être personnelle ? Si cela n’est pas, il vaut mieux revoir à la baisse pour éviter un désagrément inutile entre les forces de l’ordre, les cars et les passagers. A bon entendeur salut !

B. DABO Envoyé spécial à Kayes

Zénith Balé du

29 Septembre 2008

 

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2006

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