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- dernière maj le 30 mars 2011
www.Bamako-culture.org est magazine qui vise un meilleur rayonnement culturel de notre capitale.
Bamako est un véritable carrefour de cultures mais comment s’y retrouver dans autant de trafic ?
Comment localiser un lieu, un contact ?
Etre au courant des événements ou des nouveaux produits culturels ?
Comment en savoir plus sur des artistes maliens ? Etc.
Ces pages se veulent non seulement une vitrine de créativités mais aussi une plate-forme d’échanges pour les acteurs culturels en faveur d’une dynamique de coopération.
Notre magazine entend démontrer que la capitale du Mali est une ville de culture contemporaine et de traditions.
Ses rubriques vont se développer et se dynamiser au fil des projets et des rencontres.
Il ne tient qu’à vous de nous y rejoindre…

 

Festival sur le Niger : La fête a commencé

Pendant quelques jours, la ville de Ségou sera un véritable carrefour d’échanges et une vitrine d’expression de toutes les diversités culturellesC’est dans une ambiance très festive que la 6è édition du Festival sur le Niger a officiellement démarré mercredi à Ségou. Sur le site du festival, le décor était très coloré. La mobilisation des habitants de la Cité des balazans a été à la hauteur de l’événement.

Le Festival sur le Niger, faut-il le rappeler, est né d’une initiative des entreprises touristiques et culturelles de la Région de Ségou, de créer un évènement mettant en valeur l’attractivité d’une ville chargée d’histoire en vue de promouvoir l’économie locale et valoriser les expressions culturelles du pays. Edition après édition, le Festival a pris une dimension internationale et Ségou devient pendant les quelques jours de la manifestation, un véritable carrefour d’échanges et une vitrine d’expression de toutes les diversités culturelles.

Chaque année, à la faveur de ce grand rassemblement culturel et touristique, la ville accueille plus de 20 000 festivaliers composés d’une trentaine de nationalités. Une aubaine pour les entreprises touristiques et culturelles. Au programme du Festival comme lors des éditions précédentes, musiques et danses avec des artistes venus de toutes les régions du pays et même de la sous-région, prestations de jeunes talents, danse des marionnettes, ateliers manuels et expositions d’art contemporain sur le thème de l’eau avec des artistes plasticiens nationaux et étrangers.

Les festivaliers auront également droit à des expositions de photographies, des courses de pirogues, et bien sûr à des concerts géants sur les berges du Niger avec des artistes de renommée internationale : Salif Keïta, Habib Koité, Nahawa Doumbia, Koko Dembélé, Nèba Solo, Baaba Maal, Cheick Tidiane Seck et bien d’autres. L’édition de cette année est placée sous le signe de la célébration du Cinquantenaire de l’indépendance de notre pays. Le thème du festival est « culture et gouvernance ».

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, N’Diaye Ba, et s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités dont président de la Commission d’organisation du Cinquantenaire, Oumar Hamadoun Dicko, et Tidiane Djimé Diallo, représentant du chef de l’Etat. Les autorités politiques et administratives de Ségou et de nombreuses personnalités venues de l’intérieur du pays ont assisté à l’évènement.

Après le mot de bienvenue du maire de la commune urbaine de Ségou, Oussou Simaga, le directeur du Festival s’est dit très fier de l’engouement suscité par la manifestation. Mamou Daffé a relevé que le Festival sur le Niger participe à la restauration de nos valeurs traditionnelles.

La manifestation s’est imposée comme l’un des plus grands rendez-vous culturel du mali et s’est inscrite dans l’agenda culturel mondial. En plus de la promotion de l’économie locale, a poursuivi Daffé, le Festival ambitionne de participer désormais à la sauvegarde du fleuve Niger et de faire de Ségou la capitale artistique et culturelle de la sous-région, où toutes les sensibilités culturelles trouveront leur chemin.

Le ministre de l’Artisanat et du Tourisme N’Diaye Ba, et le président de la commission du Cinquantenaire, Oumar Hamadoun Dicko, ont tour à tour salué cette initiative en s’accordant sur son importance dans le promotion du tourisme et de la culture malienne. Sans oublier son impact sur l’économie locale à travers la création d’emplois. Aussi bien directs qu’indirects, temporaires ou permanents.

La cérémonie d’ouverture a été accompagnée par les prestations d’artistes comme Nèba Solo, l’Ensemble instrumental national, Ami Koita, Tata Bambo Kouyaté. L’un des temps forts du Festival sur le Niger est le forum scientifique organisé chaque année en marge des festivités. Pour cette édition, le thème retenu était « culture et gouvernance ».

Le forum a été animé par Mamadou N’Diaye, le Pr Ismaël Maïga et le Dr Fodé Sidibé. D’entrée de jeu, les conférenciers ont établis un lien étroit entre la culture et la gouvernance en expliquant que lorsqu’on définit la gouvernance, on débouche inévitablement sur la culture. Définissant la gouvernance, les conférenciers ont expliqué qu’il s’agit d’un concept relativement nouveau. Il désigne la manière dont le pouvoir est organisé et exercé au sein d’une entité en assurant l’équilibre entre les différentes parties prenantes.

Pour les conférenciers, la gouvernance reste encore une notion controversée, dans la mesure où dans les sociétés occidentales régies par la démocratie libérale, la gouvernance renvoie aux interactions entre l’Etat et la société, c’est-à-dire aux systèmes de coalition d’acteurs publics et privés.

Ainsi, la gouvernance devient un phénomène mondial à dimension impersonnelle et il appartient à chaque peuple, à chaque culture de dire dans quelle mesure cette gouvernance prend en compte les socles et les réalités de ses valeurs intrinsèques qui se traduisent à travers la culture. En somme, il est difficile de gouverner sans réellement connaître sa culture. Et vice versa.

Aissata Traoré,

L’Essor du 05 Février 2010.

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Festival Sur le Niger : Ségou célèbre le cinquantenaire

Si depuis le lundi 1er février 2010, la cité des 4444 balanzans vit une animation particulière à la faveur de la 6ème édition du festival sur le Niger, les choses sérieuses ont vraiment démarré le 3 février 2010, avec l’ouverture officielle de la manifestation placée cette année sous le seau de la célébration du cinquantenaire de notre pays indépendance.

Commémoration du cinquantenaire de l’accession du Mali à la souveraineté internationale oblige, les organisateurs du festival sur le Niger, pendant la cérémonie d’ouverture de la 6ème édition, ont décidé de célébrer les cinquante ans de la musique malienne. Pour cela, appel a été fait à l’ensemble instrumental du Mali, dont l’histoire est intimement liée à celle du pays qui vibre sous ses notes musicales restées intactes bien que nous ayons affaire à la troisième génération. Et les spectateurs qui ont fait le déplacement du quai des arts de Ségou n’ont pas été déçus.

Pour marquer leur volonté de célébration du cinquantenaire de notre accession à la souveraineté internationale, les organisateurs ont exceptionnellement mis à contribution la fanfare nationale pour jouer l’hymne national du Mali. Passée cette solennité, la fête pouvait prendre son cours normal. Le premier acte fût l’interprétation de l’hymne du festival sur le Niger par Neba Solo et son groupe.

Pratiquement, le quai des arts de Ségou et une bonne partie de la ville des balazans ont vibré sur le refrain « festival sur le Niger », rythmé par un jeu de balafon dont Neba Solo est le seul à en avoir le secret. La scène ainsi exorcisée par Neba Solo pouvait recevoir Ousmane Séméga, maire de la ville de Ségou.

Après avoir fait une histoire brève de sa ville à l’aune des hauts faits des différents rois qui se sont succédé à la tête du royaume Bambara de Ségou, Ousmane Séméga a souhaité que la 6ème édition du festival sur le Niger puisse fasse de la capitale des 4444 balanzans devienne définitivement une destination touristique.

Immédiatement, la troupe Moussa Mody Sacko, venue représenter la région de Kayes en sa qualité de région invitée pour cette édition, a amené les ségoviens et les nombreux festivaliers à danser sur le rythme du dansa/diaoura.

Mamou Daffé, Directeur du festival, rappellera que la 6ème édition du festival sur le Niger est placée sous le signe de la célébration du cinquantenaire de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale.

Il s’est réjoui du fait que cette année Ségou et tout le Mali s’approprient le festival. « Il s’impose de plus en plus comme l’un des plus grands rendez-vous culturels du pays et de la sous région », a-t-il déclaré.

Avant de se souvenir du chemin parcouru en six ans. « De la Renaissance de Ségou, en passant par la Résistance de la culture, cette année nous vous proposons la Restauration de nos valeurs traditionnelles et le réinvestissement dans les liens sociaux », a-t-il signifié.

Mamou Daffé a estimé qu’aujourd’hui plus que jamais la civilisation universelle a besoin de l’apport de certaines de nos valeurs traditionnelles africains qui sont tout simplement l’héritage de l’humanité.

Ce sont nos modes de vie, notre perception de l’autre, nos rapports humains interpersonnels et sociaux, nos langues, etc. Et comme personne ne peut fêter le cinquantenaire du Mali en musique sans l’ensemble instrumental, le Mali présent à Ségou et ses invités ont pu redécouvrir le groupe mythique de la musique malienne. « Mali ya yèrè ta » ou le Mali a décidé de s’assumer sur la scène internationale, est le titre de la chanson introductive de l’ensemble instrumental.

Cette chanson qui n’a laissé personne indifférent sur le quai des arts de Ségou a rendu hommage aux nations qui ont accompagné le Mali dans ses premiers pas à l’Indépendance : la Chine, l’Allemagne et l’ex-Urss.

Assane Koné

Le Républicain du 05 Février 2010.

 

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2006

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